à la Une

Le toutim des thèmes

Qu’est-ce qu’on se dit du coup?

Publicités

Que l’on parle de sport, de voyage, de culture, de musique, ou encore de cuisine, je crée des articles sur des sujets d’actualité. Coup de gueule, ou coup de foudre, pour un produit ou un service. On évite la langue de bois.

On s’exprime! On écrit, on lit, on commente, on partage!

Ce blog est fait pour le partage.. on se donne des idées, on se motive, on se rassemble et surtout, on se respecte.

Bonne lecture à vous.

SELFIE PLUME: Souvenir de retour de vacances 

Très souvent dans mes pensées, je me remémore les moments de cette nouvelle vie de Papa, comme un flashback et un arrêt sur image en même temps.. et si on se le faisait en selfie? Imaginez. 

A l’heure où j’écris, il est à peu près 19:00. Quand t’es parent, 19:00 c’est un peu l’heure ultime, l’heure d’avant biberon et d’avant dodo. Autrement dit c’est un peu l’heure pénible (pour ne pas dire horriblement relou). Pourquoi.. eh bien pour que ce soit parlant c’est un peu comme un match de boxe. 

Ding Ding! 

*Micro*

À ma droite: il fait moins de 70cm il pèse 5kgs et quelques bananes , il n’a pas de dents et il a vomi dans son siège auto, on le nomme le « pisseur fou »!

À ma gauche: Maman (qui conduit), Papa (qui fait des spectacles à l’aide d’un miroir, de Croq’Hippo et d’Agrafe la Girafe) et Kiwi (le chat ou souvent nommée « Capitaine Courage » dans sa cage qui a certainement envie de faire vibrer sa litière.)

Le match n’a même pas besoin de commencer. Les cris et les pleurs (ceux avec des bulles) depuis une heure ont eu raison des parents. Kiwi de son côté est en PLS (POSITION LATERALE DE SÉCURITÉ). 
La photo du souvenir du retour de vacances… Mais sinon c’était cool! 

Les 15 phrases types du retour de congés

« Hey Salut! *Bises* Ah au fait, t’as pas désactivé ton message d’absence »

« Welcome Back! Par contre ta boite mail a explosé, on arrive plus à t’envoyer de mails »

« Ah ben on voit bien que t’as passé de bonnes vacances là » (en te touchant le ventre)

« T’es tout pale, t’as passé tes vacances dans des églises? »

« Alors mes prochaines vacances sont dans…. On tient, on tient! »

« Bonnes Vacances? Ouais bon ok très bien alors on fait un point cet après-midi, il y aura quelques trucs urgents à faire. »

« Roohh t’as bonne mine! T’es toute bronzée ça change »

« Euh…café? »

« Ah t’es déjà de retour? Je pensais que c’était la semaine prochaine..Mais tu tombes bien tiens! »

« On est quel jour déjà? Je suis jet-laggué la… »

 » Pu**** et dire qu’hier j’étais sur la plage, cocktail à la main… »

« A quelle heure il est déjà mon train déjà ce matin? »

« Mais euh.. t’as arrêté le sport pendant les vacances? »

« C’est quoi déjà mon mot de passe de session? »

« Non mais, je vais changer de job, je vais aller m’installer dans la Larzac, je vais élever des chèvres.. »

 

Ma vie dans le tram

Assis sur un banc je vois ce tube roulant arriver à quai

Avec honte et appréhension je monte dedans

Accompagné de ma fidèle compagne aux bulles glacées

Tous les regards sont braqués sur nous,  de bas en haut nous dévisageant

 

Aujourd’hui j’ai mis mon plus beau vêtement, avec mon modeste chapeau,

Je fais tout pour que ma compagne se fasse mousser,

Alors je lui fais goûter au luxe, d’une virée en tramway

Et tout cela au prix d’une goutte d’eau

 

Pour me remercier, elle me dit « Psschhhhhiiiiiit », et commence à m’enivrer

Je veux être comme tout le monde, et moi aussi

Je voudrais dévisager un homme sans logis

Qui trompe son monde en lisant un journal qu’il n’a jamais su déchiffrer.

 

Papa ou le bide qui fait glouglou..

Et un et deux et trois.. ke-babs! (marche aussi avec pizzas, tacos, burritos,…)

Eh oui ca aurait pu être le fameux slogan de France 98, que l’on a (trop) entendu, qui au final qui nous faisait saigner des oreilles, tellement il devenait insupportable. Mais non, là pour le coup, il est temps de parler d’un sujet qui passe à l’as, sauf dans nos chemises et pantalons.

Une nouvelle facette de la vie de Papa s’offre à toi. Pour l’occasion j’ai créé mon petit chant maison: *raclement de gorge* Si toi aussi t’as pris du bide, tape dans tes mains.. si toi aussi tu sues comme un cochon tape dans tes mains. Si tes chemises sont trop serrées, si tes pantalons t’insultent la journée.. bref si ton bide a pris de la place tape dans tes mains! (A lire avec la chanson « si t’es fier d’être…. Tape dans tes mains!)

N’empêche comment t’es trop fier d’avoir vaincu les gens qui te répétaient à chaque fois que tu les rencontres: « hey et attention à la couvade hein..! » Oui? bah fermez-la tiens. Voila la réponse que tu souhaites apporter mais trop diplomate pour la lancer dans leurs dents. Bref je disais que t’es plutot fier de toi d’avoir échappé à cette fameuse couvade d’avant naissance. Mais y’a des trucs qu’on ne te dit pas..d’une moins une chose: c’est la couvade d’APRES NAISSANCE qui est violente en fait.

Comment vous la faire simple..? Avant que tu ne deviennes Papa (le rôle de ta vie.. oui oui), tu fais du sport tu fais attention (a minima) à ce que tu manges, bref tu te sens prêt à affronter la bête qui rode pour le moment dans le ventre de ta bien aimée. Tu te sens un FitDaddy le jour de l’accouchement. T’es bien dans tes baskets et surtout dans tes tshirts. T’es cool, classe, flex,.. enfin ce que tu veux quoi.

Au fur et à mesure, tes habitudes alimentaires changent, mais tu te dis « ouais mais bon j’ai pas beaucoup dormi.. c’est pour tenir. Et puis ça va j’ai pas beaucoup mangé non plus donc ça s’annule ». FAUX jeune Papa! ERREUR GRAVISSIME! C’est à ce moment piiiiiile où tu tombes dans l’échec nutritionnel, et tu fonces droit vers les bourrelets. Crois-moi, quelques-uns sont venus s’installer sur mes flancs, et pour le moment pas très motivés pour s’en aller. La faute à qui? Bibiiii!

Voyant ce naufrage s’annoncer, tu décides de mettre ta cape.. et de te reprendre en main! Tu télécharges les applis de nutrition,  les applis de sport (dont une qui en 7 minutes te démontres à quel point t’es gros et que t’as aucun souffle), tu achètes des shorts pour aller courir, et les chaussures qui vont avec. Pour te motiver tu t’abonnes sur des comptes Instagram, des pages Facebook de personnes « FIT », musclées et tout, alors que toi en regardant ton ventre qui fait des vagues t’es plus FAT que FIT (La blague est brevetée merci) La parfaite résurrection quoi! Mais le soir arrive, t’as la journée dans les pattes, t’en as plein le dos des transports, tu arrives fatigué et tu n’as qu’une envie: te poser! Mais d’abord il faut s’occuper de ton petit bout, qui gigote et qu’il faut distraire, laver, nourrir, et coucher. Et une fois que tu as rempli toutes tes missions, tu as le droit d’aller manger.

En général, les prémices d’une soirée de la loose nutritionnelle, commencent avec cette phrase « On mange quoi ce soir? » avec un petit sourire en coin. Ta femme est ta barrière qui t’empêche de sauter dans le gouffre de la graisse. Mais non tu l’enjambes, et tu regardes sur ton appli de livraison de repas à domicile, qui finit par « ..oo », et c’est le drame. Le livreur peut être là en 20 minutes avec un ENOOOORMOUUUUSS burger et des frites au cheddar. Droit dans les yeux tu regardes ta femme, et d’une voix charismatique tu lui dis « Tu veux quoi comme burger? » et tu clos la conversation en appuyant sur « Commander ».

Il faudra m’expliquer un jour, pourquoi tu as un besoin de gras, quand il s’agit de manger.C’est marrant les anglais ont trouvé un moyen d’appeler cette alimentation, moins violente: la « confort food ».Quoiqu’il en soit tu l’appelles comme tu veux, mais sur la balance, c’est le même constat.

Pourtant les salades de ma chérie sont excellentes, mais dans un coin de ta tête, il y a un petit bonhomme (bedonnant) qui prend le micro et te dit « Hey.. là là j’ai trop envie d’un tacos, pas toi? » Faiblement tu lui réponds (intérieurement sinon c’est bizarre) « Mais carrément! ». Lui a rempli sa mission et toi ton estomac.. salement.

Un matin tu te lèves, tu te regardes dans le miroir et tu te demandes qui tu as bien pu manger pour avoir un aussi gros bide. Tu vérifies dans le doute si le chat de la maison est toujours là.

Une nouvelle bataille commence.. celle de l’extinction des bourrelets! LES MECS ETES-VOUS PRETS POUR REJOINDRE MA BATAAAAILLLE?? *trompettes, tambours et peinture sur le visage* ALLONS-Y! Ayaaaaaaaaaaaaaaaa!

Du moins jusqu’au prochain enfant quoi..

 

Les 100 premiers jours de Papa (1ere Partie)

Un peu à la manière des présidents de ce monde, on fait un bilan de tes 100 premiers jours dans tes nouvelles fonctions.

Sachant que notre petit bout de chou, ne fait pas encore de phrases claires et audibles, exceptés les « bouuuuuuuuhhh ». Son vocabulaire reste pour lui, quelque peu limité.

Par ce biais, je vais faire mon propre bilan. Dans le précédent article de VIE QUOTIDIENNE: VDP ou Vie de Papa, je vous faisais un peu de teasing.. C’était un peu comme l’apéro si vous préférez. Maintenant, après le trou normand (si besoin), voici le plat principal. Rentrons un peu plus en détail et voyons ce qui a pu changer la vie d’un Papa d’une ancienneté de 3 mois. (Oui bah je débute hein…).

le « A » collé dans le dos depuis le 24 Mai 2017, en tant qu' »apprenti » Papa, l’aventure est clairement magnifique, belle, formidable, et j’en passe et des pas mures.. Mais clairement, niveau sommeil, c’est vraiment pas un mythe, il s’est réellement barré! Avant quand je croisais des parents, j’avais aucune idée de ce qu’ils vivaient. Je posais toujours la même question, (parce que j’en avais pas d’autres surtout) « alors il/elle fait ses nuits? ». Et en me remémorant cette phrase lorsque je marchais à quatre heures du mat’ avec mon petit bout qui pleurait, je m’auto-insultais en fait. Non mais la question con quoi.                       *tape sur le front*

Mais bon il y a quand même des étapes. *index en l’air*

FIRST OF ALL: THE Accouchement. (tintintinnnnnnnnn! Suspense à deux balles)

Je vous passerai le détail du détail.. Avance rapide.Tu es dans les dernières minutes de l’accouchement, l’ultime poussée de ta femme, et là… ton cœur s’arrête quelques instants. Et là tu vois une sorte de gigot posé sur elle, qui hurle. Ça y est, il est là, il pleure, tout le monde pleure, de joie et de douleurs parce que bon.. c’est pas un simple éternuement non plus.

**D’ailleurs je tire mon chapeau à toutes les femmes qui ont subi un accouchement sans péridurale (alors que prévue, et qui apprennent que c’est trop tard, sur la table d’accouchement). En gros va falloir être forte dans la tête… et ailleurs aussi.**

La sage femme le récupère et me demande « vous voulez faire les premiers soins? ». J’accepte et l’aide à faire ses soins. Je l’habille. Non mais sans deconner, vous avez deja essayé d’habiller un petit poulet? C’était un peu pareil. J’avais l’impression d’avoir MC Hammer (vous googlerez),  avec des vêtements 3 fois trop grands. Mais que voulez-vous, si on avait su qu’il arriverait au monde (déjà en avance) avec 2,4kgs. Il est habillé et déjà trop beau. C’est à ce moment-là que s’installe l’objectivité subjective des parents.

« Vous voulez prendre votre fils? » dit d’une voix douce l’infirmière. Déjà que de base, je suis aussi à l’aise avec les bébés, qu’un poulet devant un couteau (oui j’aime le poulet).  T’as deux choix, soit tu dis « Non non ça ira, je passais par là, j’ai vu de la lumière je suis venu, je voulais juste assister à un accouchement, c’est bien chez vous en tout cas, vous avez du café? » soit tu dis (et tu as plutôt intérêt) « Oh absolument, oui oui ». Le second choix est la réponse attendue. Quand l’infirmière te pose ton enfant (non mais TON enfant quoi!) contre toi, pour faire le fameux « peau à peau », c’est le tout premier contact avec lui. Il ressent ta chaleur, les battements de ton cœur, entend ta voix, même si j’avais l’impression de jouer à 1,2,3 soleil, je n’osais ni bouger, ni parler. Un moment unique. Tu tiens dans tes mains, ton fils, celui qui va changer le reste de ta vie.

Que la vie de parents commence! *roulements de tambours, trompettes et tymbales*

SEGUNDO (Comme Compay):  Les couches et les soins

Dans cet élan de magie et de féerie, tu pensais pas que ton bébé allait lâcher un énorme caca noir mazouteux pour sa première (quel cadeau d’accueil). Le méco..quoi? ME-CO-NIUM hein.. Mettre des couches la première fois c’est comme essayer d’emballer un chat avec du papier cadeau. Ça bouge dans tous les sens, tu sais pas trop comment ça s’attache. Fier de ton oeuvre, tu le rhabilles, tu le prends et là « prrrrrrrtttttttt » remplissage de la couche (propre) en live! Allez on y retourne? Patience, patience. Cela dit, après toutes ces couches changées, comment tu maîtrises grave maintenant! #fierté. Tu te sens trop l’homme de la situation (oui on fait comme on peut). Mais bon il y a d’autres facettes que je qualifierai de plus humides. Ôter une coucher d’un bébé c’est un peu comme un jeu de grattage en fait, sauf que t’as un cadeau à la fin. Tu enlèves la couche, trop classe, »juste » un pipi. Tu fais le bonhomme tu commences à t’équiper pour le changer, tu te penches.. et là, tu sens un petit truc chaud sur ton tshirt, et humide. Tu tournes la tête et tu vois que ton bébé s’est transformé en « Pisseur fou ». Un de mes amis m’a toujours dit « tu verras les couches à 4h du mat’ c’est du Chanel! » Oui.. oui…certes. Mais ce sont des couches qui font quasi saigner du nez quand même. Après y’a des techniques: Quand ça sent la levure c’est caca, et quand ça sent la Chipster, c’est du pipi. Parole d’expert!

TROIZIO: Les repas.

Eh oui, c’est bien tout ça mais faut bien lui donner à manger à ce petit. Une fois l’allaitement terminé, place aux biberons et surtout à la recherche du lait « élu »! T’en testes un, puis deux, puis trois, et puis quatre, et enfin! BIM tu tombes sur le bon! Le lait épaissi! Anti-régurgitations! Merci à toi l’inventeur (si tu m’entends). Comment vous dire que l’étape du biberon avec les anciens laits étaient comme essayer de remplir une passoire? Il recrache, il bave, il vomit, pauvre petit chat. J’ai une pensée solennelle et sincère pour les nombreux bodys noyés, les bavoirs mouillés, les pantalons et les tshirts baptisés. Mais comment lui en vouloir.. il est si mignon. Et puis c’est pas de sa faute le pauvre.

Je vous épargne également la recherche du BON biberon, avec la BONNE tétine, qui a un BON débit, ni trop vite, ni trop lent. Trop vite, il recrache (plus vite), trop lent, il s’impatiente et hurle. Toute cette jolie scène, imaginez-la vers 3h du mat’ à la lueur de la veilleuse. Hey ça fait rêver non? Bah quoi?

QUATTRO (Oui comme l’Audi): Ses nuits, notre bataille (fonction aussi avec la version sieste)

Dormir: Verbe du 2e groupe: Action qui se transforme en concept parental. Période courte qui dure environ 2/3 heures entre chaque biberon (Existe en version complète avant la parentalité… et un peu après 2 mois du bébé.) Rassurez-vous! Un jour votre bébé dormira! Comme ça d’un coup d’un seul. Et il dormira 4 heures et puis 5, et puis 6,.. Mais ça ne veut pas dire que VOUS, vous dormirez. « Hey mon cœur tu veux pas aller voir s’il respire? », « Il est pas en dehors de sa gigoteuse? »… Et pleins d’autres questions comme ça. Toi qui en rêvait. Ça y est,maintenant il dort et ce plus de 10 heures. Et si ça existe, un jour. Pendant qu’il dort, comme un addict tu regardes ses photos de lui dans ton portable, et avec ta femme tu te remémores certains instants. Alors qu’il est dans la pièce d’à côté hein, mais non pas cette fois, ne le réveillons pas, le câlin spontané attendra quelques heures. D’ailleurs un bébé qui dort te permet de décupler ta souplesse en marchant « à pas de velours.. ». Mais s’il chouine et se réveille t’as perdu.

5e étape: L’abonnement chez le médecin

Ca on devrait nous le dire à la maternité, limite nous donner une carte de fidélité. D’un pet de travers, à un corps trop chaud en passant par les célèbres vaccins, tu passes forcément par la case médecin. Quand tu l’amènes en général il est tout calme, alors qu’avant c’était un volcan. On le pèse, il prend du poids et t’as l’impression d’avoir gagné un match. Trop contents, tout le monde se félicite. Mais avant de repartir, tu inondes le médecin de toutes les questions qui te sont passés par la tête. Si j’étais médecin et que je voyais des parents venir avec un petit carnet.. je commencerais par me préparer un long et fort café. Le médecin est à ce moment-là comme un membre de la famille (payant) car tous les sujets peuvent y passer. (De la texture du caca du bébé, au coup de fatigue mentale des parents,..) C’est un peu comme une carte chance en fait, mais remboursée par la sécu.

Et encore je vous ai pas parlé du premier voyage en TGV, ou bien comment secourir un pet coincé dans son petit bidou. La reprise du boulot, l’evolution de la vie sociale, l’alimentation chamboulée,… mais ça on je vous en parle (promis, promis) lors du prochain article!

 

 

 

 

 

 

En attendant ton premier jour d’école…

Je te vois déjà lors de ton premier jour d’école, cartable à la main, le sourire aux lèvres, arriver devant le portail de l’école. Avec peut-être une boule au ventre, mais certainement avec les larmes (discrètes) de Papa et celles (beaucoup moins discrètes) de Maman. C’est rigolo parce que c’est le seul jour d’école où tu verras autant de parents pleurer. On t’accompagnera dans ta classe et puis… il sera temps pour nous de quitter et de te laisser avec tes camarades et ta maîtresse. J’essaierai de prendre ta maman par le bras pour qu’elle ne s’accroche pas aux porte-manteaux, parce que son petit bout que tu es, sera devenu un grand. Mais t’inquiète, je m’en chargerai.

Avant ce jour fatidique, j’espère que je t’aurai dit ses deux/trois petits choses. Dans le doute je te le mets par écrit.

Déjà..Sache que nous sommes dans un monde où certains travaillent pour vivre et d’autres vivent pour travailler. Tu verras tout au long de ta vie que tous les sujets que tu aborderas, épineux ou pas, ne seront en fin de compte qu’une question de perception, et de priorité.

Tu verras, ton premier jour d’école sera l’un des plus importants de ta vie. Tu seras baigné dans la communauté. Tu verras les plus forts, les plus intelligents et les plus malicieux. Tout comme ceux qui auront besoin d’autres pour avancer, qui ont une vision d’équipe plutôt qu’individuelle. Tu croiseras des personnes plus fragiles et plus esseulées. Quoiqu’il en soit, ne juge pas la personne si elle te semble faible ou fragile. Il y a forcément une raison. Ne ris pas de quelqu’un en difficulté. Ce que tu pourras juger, c’est de savoir si tu veux apporter ton aide ou pas.

Tu te feras certainement des amis, peu ou beaucoup, peu importe. Ce qui compte c’est la fidélité que tu apporteras à cette amitié, et surtout miser sur celles qui te seront les plus fiables et viables.

Tu te fâcheras avec certains et certaines pour un goûter, pour un livre ou pour un jouet, mais tu feras de très belles rencontres. Mais sache que les situations que tu vivras au sein de l’école maternelle ne sont rien d’autre que les prémices de ta vie d’adulte. Le schéma est le même. Les enjeux seront juste différents.

Ne te décourage pas si tu n’arrives pas à réaliser quelque chose, ou bien si tu ne comprends pas ta leçon. Ne te sous-estimes pas si tu as une mauvaise note. Il faut juste comprendre là où ça n’a pas fonctionné. Il faut toujours évaluer ses lacunes et les transformer en forces, ou simplement les atténuer, si tu le peux. Nous ne sommes pas des robots et nous ne sommes pas faits pour connaitre/comprendre tous les sujets sur le bout des doigts. Il s’agira d’affinités. A l’école, comme dans ta vie, avant de passer à autre chose, il faut être sur d’avoir tout mis en oeuvre pour l’obtenir. Tu te sentiras plus à l’aise que d’autres, dans certaines matières. Ne juge pas la personne qui ne comprendra pas. Aide-la simplement à trouver le bon angle de vision. Tu lui expliqueras avec tes mots. Chaque personne voit la vie différemment. Même si ce n’est pas la même que la tienne, il faudra la respecter et ne pas la dénigrer, ou l’envier.

Toutes les choses ne sont pas forcément évidentes. N’aies pas peur de dire que tu ne comprends pas. Le fait de dire cela t’aidera et sans le savoir, tu aideras des personnes trop timides pour le demander. Oser prendre la parole, le courage commence par là.

L’école n’est rien d’autre que le sas d’entrée vers la « vie de grands » que tu vas certainement nous envier. Surtout profite de chaque instant, l’école est l’endroit où tu apprendras le plus de choses dans la vie. Tu verras par la suite, quand tu obtiendras tes diplômes et/ou quand tu trouveras ton premier travail, que la vie d’adulte n’est rien d’autre qu’une cour d’école un peu plus grande. Les adultes sont des grands enfants.

Ni plus ni moins.

Bon c’est pas tout ça.. mais je crois que ta couche est pleine.

 

 

Si je pouvais parler..

Quoi de plus beau, qu’une lettre d’un bébé à sa maman?

La regie, le micro est branché ? « 1,2,1,2,… » 

*raclement de gorge*

Maman c’est moi!

J’utilise (encore) Papa comme prestataire de service. Et en plus il est pas cher. J’ai juste à sourire et je pourrais lui faire faire ce que je veux. Après donc une série de sourires bien placés, il a (encore) accepté de t’écrire ces quelques mots, sous mon contrôle.

Maman, ça fait deux mois que je suis arrivé dans ce monde. Je ne suis pas venu sur un éclat de rires, mais dans la douleur et les cris. Toutes mes excuses pour la gêne occasionnée. (Papa m’a dit que cette tournure de phrase, « ça faisait bien », donc bon… je vais pas le contrarier)

Donc je disais… Maman ça fait deux mois que je suis arrivé dans ce monde et ce grâce à toi. Je ne te remercierai jamais assez. Je ne sais pas trop comment te le montrer si ce n’est à travers mes sourires, mes rires (encore sans son*, mais j’y travaille).. et mes  régurgitations. Chez nous les bébés, c’est une info cachée mais c’est qu’on est content, mais on peut pas trop le dire. 

*tu m’expliqueras la blague de Papa? C’est qui Véronique?  Pas compris. Je suis bien obligé de le regarder…stoïque.  Ça le fait bien rire en tout cas. Sacré Papa va..

Tu prends soin de moi tous les jours. Franchement ça a l’air galère quand même le boulot de parents non? Je te le dirai un jour, pour le moment c’est moi qui ai le beau rôle, donc j’en profite encore.

Je te remercie de ta patience avec moi. Mes pleurs, mes cris. Pour l’instant je ne suis pas un fin communicant, mais en tout cas tu t’en sors très bien! 

Parfois je te regarde avec amour, et me perds dans tes jolis yeux bleus, que je n’ai pas manqué de te piquer….Et parfois je te regarde (avec amour aussi hein), et je deviens tout rouge, c’est que bon,…je suis sur une affaire en lien avec ma couche.

Même si j’ai bouleversé ta vie (et tes nuits) et celle de Papa, vous êtes toute ma vie. Surtout toi. « Ô ma mamaaannn.. ». Tu te lèves toujours avec le sourire et tu me prends dans tes bras. Et ce, à n’importe quelle heure du jour (et surtout de la nuit). 

En accord avec moi-même, on a décidé d’allonger légèrement nos nuits. Après je m’avancerai pas sur la durée de notre accord. Il paraît que je vais découvrir la poussée de dents, les gastros, angines et j’en passe. (Oui je me suis informé dans Baby Magazine, c’était posé dans la salle d’attente dans ton ventre). En tout cas, quoiqu’il arrive je sais que tu prendras soin de moi. Bon je vais douiller (Papa me dit qu’un bébé n’est pas censé dire ça.. donc je corrige et je dis « avoir mal »). Je voulais te dire que malgré les cernes que je t’ai collées, je te trouve toujours la plus belle des mamans. (En toute objectivité bien entendu)

Un jour, je controlerai enfin mes bras, ma première action sera de te faire un  câlin. Bon je risque de baver, mais je serai en phase d’apprentissage. Je baverai d’amour voilà tout.

Pour l’instant je confie mes mercis et ma plus grande gratitude à mes sourires, que je te donne…  Du haut de mes presque 60 cm et mes quasi 4kgs, j’espère continuer à être ta plus belle insomnie. 

Je crois que je viens de vomir.. mais c’est pour te dire que je t’aime.